un an sans remplir ce blog occupée à courir après un bonheur perdu. les pages précédentes retracent qqch d'ancien, de passé mais ce passé a ressurgit sous une autre forme : les difficultés de mon fils.
il est rentré à l'école en septembre de l'an dernier, ça devait être un nouveau départ pour lui, pour moi. j'y avais mis tant dedans. et puis boom! Pierre n'a pas su réellement s'adapter.
Nous sommes atteris au cmpp(centre médico-psycho-pédagogique). Heureusemnt nous y avons rencontré des gens biens. Un psy et une orthophoniste. Pierre est suivi depuis décembre 2006 toutes les semaines : une séance de psychothérapie et une séance d'orthophonie.
Les Progrès ont été rapides. Pierre qui ne parlat pas s'est mis à parler, à se nommer, à nommer els gens qu'il cotoyait. Petit à petit il a su prendre confiance en lui et les rapports avec l'autre se sont améliorés. Oui mais il y a toujours un mais... Pierre malgré de nombreux progrès tout a long de l'année reste en enfant en difficultés scolaires. Avec la fatigue il a perdu un peu de ses acquis si durement gagnés. Les rappports avec sa maitresse en ont bcp soufferts, il me semble que cette maitresse n'était peut-être pas armée pour faire face aux difficultés de Pierre.
En fait moi non plus je ne l'étais pas armée. J'ai reçu un grand coup dans la tronche et il a fallu enfin que je me mette face à mes difficultés de maman de façon intense, réelle. Arrêter de se voiler la face sans plongerpour autant dans la culpabilité. Je sais aujourd'hui que notre lien est un lien douloureux pour moi parce que rongé par la culpabilité. Culpabilité de ne pas avoir désiré ect enfant, de ne pas avoir su le mettre au monde, de ne pas avoir pu accéder à une maternité que je souhaitais idéale, et puis cette peur quime colle au ventre d'être une mauvais mère, de ne pas savoir faire, de ne pas savoir l'aimer, de ne pas savoir lui donner la stabilité dont il a besoin.
Ces peurs et ces culpabilités sont un frein encore aujourd'hui même si j'avance.Je doute toujours de me relever de "ça". Etre mère est si important pour toutes les femmes qu'on se met un poids énorme sur les épaules alors qu'il suffirait peut-être d'aimer.
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